Angkor
Au risque de me répéter : voici une destination à laquelle je rêvais sans imaginer pouvoir y aller un jour… et puis je me suis retrouvée à arpenter les temples de Angkor ! Whaou !

Je connaissais Angkor par mes visites au Musée Cernuschi. Ce site fabuleux était alors auréolé de mystère, avec un soupçon d’aventure coloniale.
La réalité est différente (bien entendu)… quoique bien mystérieuse : Imaginez une ville immense… Les maisons sont de bois et de bambous, les palais aussi. Mais les temples sont de pierres. Cette ville est prospère. Les rues sont animées. On y croise des Khmers, mais aussi des étrangers venant des pays voisins pour y travailler ou faire du commerce. Les arts et techniques sont avancés dans cette civilisation. Les influences hindouistes et bouddhistes se succèdent, modifiant la statuaire des temples. Bien entendu, il y a des conflits et des guerres : les richesses excitent toujours les convoitises.

Imaginez-vous cette ville, dans le chaud climat tropical ? Voyez-vous les éléphants que l’on utilise pour leur force, entendez-vous les cris des singes dans les forêts alentours ?

Voyez-vous le faste des palais, et le charme des danseuses khmères (les apsaras) qui dansent pour le roi ? Voyez-vous la richesse de la cour et des responsables du temple ?

Tout cela s’est passé il y 5 ou 600 ans, à l'époque où l'on construisait Notre Dame à Paris. Et puis tout s’est arrêté, la ville a été abandonnée. La nature a repris ses droits. Les maisons et palais de bambous et de bois ont complètement disparus, les forêts ont tout envahi. Seules demeurent les pierres des temples, disjointes par les racines des banians maintenant centenaires.

Quelles sont les raisons du déclin de cette civilisation ? Plusieurs raisons sont avancées : des guerres, des sécheresses suivies d’inondations, des retournements politiques qui ont détournés les habitants des riches temples de pierres… Angkor garde encore bien des mystères.

Dans le silence de la forêt, en voyant les apsaras de pierre, il me semble entendre le tintement de la musique sur laquelle elles dansaient…
Bons baisers de Canton,
Les Chinoisiers

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